Les règnes des rois mérovingiens dits fainéants font toujours sourire et Dagobert, depuis des siècles, continue à mettre sa culotte à l'envers… Jean Verseuil s'attache ici à démentir ce malheureux contresens. A rebours de cette sottise, le siècle de Dagobert est en effet l'un des plus brillants de l'histoire de France. L'Eglise joue un rôle prépondérant de civilisateur auprès du pouvoir. Les abbayes-Corbie, Jouarre, Fleury-sur-Loire-, lieux d'écriture et de culture, se développent au septième siècle comme jamais auparavant. Et sans cette extraordinaire floraison, sans les efforts d'unification entrepris au sein du royaume franc, les Carolingiens, à commencer par Pépin le Bref, n'auraient guère pu achever ce que les Mérovingiens avaient commencé: la construction de l'Europe. Au fil d'une histoire très concrète, l'auteur nous éclaire aussi sur la vie quotidienne des jeunes nobles de l'époque et sur le monde rural mérovingien.

Ainsi, les rois fainéants ne l'ont été que dans les chansons et les mauvais manuels d'histoire. Leur seul malheur fut de mourir trop jeunes.

Jean Verseuil est médecin. Il s'est laissé séduire par le Moyen-Age. Historien de la médecine, il se consacre à l'étude des concepts médicaux dans l'histoire de l'Occident médiéval. Il a déjà publié aux éditions Critérion Aliénor d'Aquitaine et les siens et Clovis ou la naissance des rois.